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FORMATIONS VERT D'AZUR ANTIBES

PAYSAGE - HORTICULTURE - EAU - VENTE

Musée d'archéologie d'Antibes :

empreintes végétales, entre science et art

« Au musée, nous présentons beaucoup de mobiliers céramiques et archéologiques issus des fouilles terrestres et sous-marines d’Antibes, mais pour appréhender l’environnement végétal, nous n’avons pour ainsi dire pas de sources directes et exploitables. Pour cela, il faut passer par des laboratoires. L’objectif du projet était donc de mettre en relation le travail des archéologues en laboratoire et l’activité d’un musée de site », explique Elyse Poignant, responsable de gestion des collections et des médiations au musée d’archéologie d’Antibes. Le projet, « Empreintes végétales, entre science et art », conçu dans le cadre du dispositif « La Classe, l’œuvre ! » associe des lycéens de 1ère BAC PRO et des étudiants de BTS inscrits au Pôle de Formations Vert d’Azur d’Antibes.

Le laboratoire du  CEPAM de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, tout près, qui abrite un laboratoire d’archéo-botanique, a été le premier à répondre à l’invitation du musée, bientôt suivi par le Conservatoire du littoral. « Nous voulions que les élèves comprennent que ce que l’on montre dans le musée n’est finalement qu’une petite partie de ce que l’on peut connaître du passé humain, qu’ils aient un recul sur les choses anciennes. Nous souhaitions également qu’ils aillent sur des sites naturels et se rendent compte de l’impact de l’homme sur l’environnement végétal. C'est pourquoi nous avons organisé une visite au Cap d’Antibes et sur le sentier du littoral ».  

Outre cette sortie, le projet s’est construit autour de deux autres temps forts  : une visite du musée au cours de laquelle ont été présenté des restes de végétaux, dont des noisettes provenant d’une épave antique, La Tradelière, ainsi que des charbons de bois issus des fouilles du sous-sol antibois. Tout récemment, s'est ajoutée une séance de laboratoire, qui a donné lieu à plusieurs ateliers. Notamment un atelier de fouilles des restes archéobotaniques, où « le but était de savoir comment les restes botaniques sont préservés sur des sites, et comment ils sont mis au jour et récoltés, puis identifiés, par les archéologues et archéobotanistes » ; mais aussi un atelier où «  les graines et fruits qui sont retrouvés dans le contexte archéologique renseignent sur les pratiques des cultures anciennes » et un atelier sur l’archéologie du paysage, « à partir des charbons de bois, on peut savoir s’il y a eu des épisodes de déforestation ou connaître le type de plantes présente à une époque donnée ». Enfin, un jeu a permis aux élèves de prendre conscience qu’il y a beaucoup de plantes que l’on utilise aujourd’hui qui en réalité sont d’introduction récente.

 

La production artistique qui en résulte, autour de l’empreinte qui donne son nom au projet, a été savamment pensée pour être le plus possible en lien avec le couvert végétal. « On a choisi du martelage sur tissu, une technique ancestrale de teinture japonaise : l’empreinte végétale reste ou ne reste pas, cela dépend du tanin contenu dans la plante et de la période de végétation. Cette technique s’est faite sur de grands draps blancs, nous allons en exposer un ou deux à l’occasion de la Nuit des musées. Le but, c’est que ces draps puissent aussi à l’avenir être installés sur site naturel. Nous avons également utilisé le cyanotype, ce procédé photographique monochrome négatif ancien grâce auquel on obtient un tirage photographique bleu cyan. On peut ainsi porter l’empreinte du végétal par contraste. Une botaniste anglaise au 19ème siècle a été la première de sa profession à mettre en œuvre cette technique pour faire des herbiers ». À la veille de la Nuit des musées, les étudiants, qui pour l’occasion joueront les ambassadeurs auprès des visiteurs, ont tout lieu d’être fiers de leurs créations.

« Nous travaillons avec des matériaux du quotidien. Pour en comprendre le sens et la richesse, des actions d'explication, qui font appel à des connaissances artistiques, sont importantes. Ce projet allie toutes les dimensions. Nous avons à la fois une médiation scientifique de laboratoire avec des chercheurs spécialistes du sujet, mais aussi une ouverture artistique sur un environnement naturel. C’est peut-être le meilleur moyen pour que les jeunes, qui ont un vécu à la fois émotionnel en sensible du projet, gardent en tête ce qu’ils ont fait - et reviennent ensuite au musée », se réjouit Elyse Poignant.

 

Travail de la classe de 1ère BAC PRO, accompagnés et dirigés par leurs formateurs Philippe PISANO et Elisabeth CATALA.

 

 

Les étudiants de BTSa Productions Horticoles du lycée Vert d’Azur ont été heureux de vous accueillir, samedi soir, 18 mai, au Musée archéologique d'Antibes (Bastion Saint-André), dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées.


A cette occasion, ils ont présenté leurs productions artistiques et le projet qu'ils ont réalisé avec plusieurs partenaires dont le Musée archéologique de la Ville d'Antibes, le Conservatoire du Littoral et le laboratoire du CEPAM (Cultures – Environnements – Préhistoire – Antiquité - Moyen Âge) de l’Université de Nice Sophia-Antipolis.  Unité mixte de recherche CNRS – UNS qui développe des recherches autour de la connaissance des sociétés du passé, de leurs modes de fonctionnement, de leur évolution et de leur relation à l'environnement.

 

Philippe PISANO (Formateur au CFPPA) et Agnès LAURENS (Enseignante au Lycée Vert d'Azur)

 

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