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FORMATIONS VERT D'AZUR ANTIBES

PAYSAGE - HORTICULTURE - EAU - VENTE

Un peu d'histoire....

 

Le Lycée Agricole et Horticole d’Antibes, dans ses structures actuelles, tout au moins pour l’essentiel, est assez récent puisqu’il résulte de l’application de la loi sur la Réforme de l’Enseignement Agricole du 2 août 1960, mais il constitue en fait le prolongement d’un établissement mieux connu dans les milieux professionnels sous le nom d’"Ecole d’Agriculture et d’Horticulture d’Antibes".

Le Conseil Général, dans sa séance du 23 avril 1890, décide la création d’une école pratique d’agriculture. Enfin, un décret ministériel en date du 26 février 1896, créait l’Ecole de Pratique d’Agriculture qui devait ouvrir le 1er octobre de la même année, sous la direction de M. François Gos, ingénieur agronome, précédemment professeur départemental d’agriculture des Alpes Maritimes.


La région d’Antibes a été choisie pour l’installation de l’école pour les raisons suivantes :

  • Proximité d’une ville distante seulement de deux kilomètres et accessible par une route carrossable !
     
  • Développement et importance croissante de l’Agriculture et de l’Horticulture dans le secteur antibois.
     
  • Voisinage de la villa Thuret, devenue depuis le Centre de Recherche Agronomique du Sud-Est de l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique).

 

A cet égard, il faut en effet constater que la présence sur une même commune d’un Centre de Recherches, d’un établissement d’enseignement agricole et plus tard, vers 1961, d’un Centre de Vulgarisation Florale, dépendant de la Chambre d’Agriculture, justifiait parfaitement cette décision.

Mais… si le département a procédé à des travaux d’aménagement et d’amélioration considérables… tout cela a été fait par à-coups, sans vue d’ensemble, au fur et à mesure des besoins. Les constructions sont vieilles, les bâtiments mal compris…

Finalement, en 1928, le département mit le domaine à la disposition de l’Etat. Une convention de 30 ans fut passée entre les deux parties, ce qui permit au Ministère de l’Agriculture de raser les vieux bâtiments et de reconstruire un ensemble plus conforme aux besoins de l’époque.

A l’origine, la superficie du domaine était de 8 hectares 91 ; elle sera portée à 9 hectares 76 ares 91 centiares, du fait de l’acquisition de deux propriétés limitrophes, et compte tenu de rectifications cadastrales.

En 1971, le domaine dans sa totalité appartient au département. L’Etat prend à sa charge la construction, l’aménagement, l’entretien de tous les bâtiments qu’il équipe, en principe, en fonction des besoins. En compensation, le département verse chaque année une "part contributive au fonctionnement de l’établissement", dont le montant est fixé par le Conseil Général.

 

 

Caractéristiques du domaine

 

Le terrain dans son ensemble, est incliné vers l’Est avec des pentes plus ou moins accentuées selon les parcelles. Entre l’avenue Jules Grec et le bassin supérieur, la dénivellation est d’environ 21 mètres.
Cette différence de niveau facilite l’écoulement des eaux par des fossés bordant la propriété mais oblige également à recevoir les eaux "du dessus" devenues très importantes, au moment des fortes pluies, par suite de l’urbanisation environnante et se traduit également par des écarts de température et il n’est pas rare en hiver, d’enregistrer des différences de 4 à 5° C. entre le bas et le haut de la propriété, ce qui n’est pas sans inconvénients.
Le climat appartient au type marin, caractéristique de la Côte d’Azur, écarts de températures relativement faibles, humidité élevée.

Le Poste Météorologique est bien équipé. Les observations sont régulièrement effectuées et les relevés transmis d’une part au service de la Protection des Végétaux à Avignon et, d’autre part, au Centre Météorologique de l’Aéroport de Nice.

Les terres sont compactes, fortes et froides, peu perméables, difficiles à travailler, souvent battantes et de composition variable ; très pauvres en matières organiques et azote, souvent pauvres en chaux, en potasse mais moyennement pourvues en acide phosphorique. Grâce à d’importants apports de fumier, opérés depuis 1891 et surtout pendant les années où l’on pratiquait l’élevage, on a pu mettre en cultures, fleurs coupées, légumes, arbres fruitiers, oranger, etc. A partir de 1960, un gros effort d’amélioration des sols sous serres sous abris, et en pépinières a été entrepris avec succès.
L’exposition Sud Est est très favorable pour l’ensoleillement mais défavorable au point de vue du vent d’Est assez fréquent et souvent violent.

Sur la propriété Beretta existait une "maison de maître" à un étage qui, une fois aménagée permit d’installer deux salles de cours, une étude, un dortoir, un lavabo collectif, un vestiaire, un W.C., une chambre de surveillants, un petit bureau pour les professeurs… C’était le bâtiment scolaire !
Sur la propriété Sardou, également "une maison de maître" à un étage, permit l’aménagement du logement du Directeur, la cuisine, le réfectoire, la lingerie, une cave. Quelques années plus tard, le bâtiment scolaire fut surélevé d’un étage pour créer un dortoir plus spacieux et un petit cellier fut accolé à la cave.
L’alimentation en eau potable était assurée par deux puits équipés de machines élévatrices : "pompe à manège" sur l’un et "noria" à chevaux sur l’autre, mais il n’existait aucune conduite d’amenée aux bâtiments.
Quant à l’éclairage, jusqu’en 1920, il était assuré par des lampes à pétrole, tandis que les lignes électriques, depuis 1906, passaient au-dessus de la route de Biot, à 200m. des bâtiments.
Les bâtiments d’exploitation se réduisaient à une vacherie, une porcherie, une fosse à fumier avec pompe à godets.

 

1925 – 1958

 

En 1925, tous les bâtiments anciens furent rasés. A la place furent créés :

  • un bâtiment d’internat avec logement du Directeur et pour le personnel enseignant ou de service,
  • un bâtiment des études (une grande salle d’études, deux classes, un amphithéâtre, un petit laboratoire de chimie, une salle des professeurs,
  • un bâtiment d’exploitation,
  • un bâtiment regroupant écurie, vacherie, porcherie, surmontées d’un grenier.

A partir de 1958, l’établissement devait connaître de profondes transformations. En effet, l’Ecole d’Horticulture devenait Ecole Régionale d’Agriculture et d’Horticulture puis en 1960,Lycée Agricole Départemental.

Ces transformations successives, importantes, modifiant profondément les structures avec augmentation des effectifs scolaires et par voie de conséquence du corps enseignant, devaient nécessairement entraîner l’implantation de nouveaux bâtiments, l’aménagement des anciens et toute une série de travaux annexes qui eurent lieu de 1961 à 1976.